La médiocrité de notre univers ne dépend-elle pas essentiellement de notre pouvoir d’énonciation ? [...] Qu’est-ce qui me retient de brouiller l’ordre des mots, d’attenter de cette manière à l’existence toute apparente des choses !
Sous quelque angle qu’on le prenne, le présent est
sans issue. Ce n’est pas la moindre de ses vertus.
À ceux qui voudraient absolument espérer, il
dérobe tout appui. Ceux qui prétendent détenir
des solutions sont démentis dans l’heure. C’est une
chose entendue que tout ne peut aller que de mal
en pis. « Le futur n’a plus d’avenir » est la sagesse
d’une époque qui en est arrivée, sous ses airs d’extrême
normalité, au niveau de conscience des premiers
punks.